Dishonored, pourquoi tout ce buzz ?

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Aujourd’hui, je vais m’en prendre à un monument de 2012 : Dishonored. Je ne l’avais pas fait à sa sortie car j’ai eu extrêmement de mal à le trouver à prix réduit, Bethesda ayant la sale habitude de ne pas flancher sur ce point-là, comme par exemple Skyrim qui est resté à 50€ sur PC même 1 an après sa sortie. Me voilà en 2013 et prêt à me frotter au « Game of the year 2012 ».

Ca commençait plutôt bien avec bonne introduction. Bonne ambiance, décors sympathiques, graphismes corrects même si on m’avait prévenu que ce ne serait pas un Crysis. Avec en prime un univers à première vue bien original : il y a tous les éléments d’un bon FPS narratif. Après ça s’enchaîne avec une histoire de complot classique mais qui semble efficace, et me voilà vraiment lancé dans le jeu. Bon je ne vais pas commencer à tout détailler car tout a déjà été dit dans les nombreuses critiques élogieuses l’année dernière, mais personnellement après avoir terminé le jeu j’ai du mal à comprendre en quoi c’est le fameux « GOTY »…

Ok, le gameplay est sympathique. C’est un FPS non-bourrin qui oblige la plupart du temps à rester furtif car les attaques au corps à corps sont assez mauvaises et il y a très peu d’armes à distance voir de munitions. Ce qui le rend spécial ce sont ses pouvoirs assez funs. J’aime particulièrement le clignement pour se téléporter rapidement un peu partout : pratique et pas (trop) cheaté. Les autres pouvoirs sont amusants aussi mais certains sont largement trop puissants, je pense notamment à celui qui freeze le temps et qui est bien trop facile à débloquer au level maximum et qui ne coûte pas très cher en mana, de ce fait une fois que je l’ai obtenu vers la moitié du jeu il m’a rendu le jeu extrêmement simple en zappant toutes les situations délicates en fonçant à travers les ennemis sans même qu’ils me voient.

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Légèrement cheaté.

Gros point fort du jeu : proposer des missions qui peuvent s’effectuer de différentes manières. Mais contrairement à ce que tous les tests laissaient sous-entendre, ce n’est pas le cas de tout le jeu car elles se comptent sur le doigt d’une main. Car en dehors de ces missions le jeu reste un FPS d’infiltration classique où il faut aller d’un point A à un point B. Il ne faut donc pas s’attendre à des parties radicalement différentes, tout ce qui varie c’est votre choix d’y aller à la bourrin ou en restant planqué. Du déjà-vu.

Par contre autant les décors et le background sont bien travaillés, autant le monde manque cruellement de cohérence et de crédibilité (il faut prendre la peine de lire les petits textes éparpillés). Le jeu est tout simplement plombé par ses zones de chargement qui découpent tout le monde en bêtes levels à l’ancienne. De plus, j’ai trouvé les zones assez petites et vraiment peu animées. Ok on se balade dans une ville rongée par la maladie mais on dirait plus une ville fantôme qu’autre chose. Dishonored souffre vraiment de sa technique qui lui empêche de donner un sentiment de monde vivant. J’ai parcouru le jeu comme un enchaînement de simples levels n’ayant pas de rapport les uns envers les autres.

Pire, et c’est ce qui est pour moi impardonnable, c’est le scénario complètement à côté de la plaque. Entre le complot d’un classique absolu, les retournements de situations qu’on voit venir 2h à l’avance, des personnages creux et inintéressants (le héros y compris) et la fin aussi plate d’inutile, franchement je me demande une fois de plus pourquoi concevoir un univers si riche si c’est pour produire une intrigue aussi médiocre. Je ne me suis à aucun moment senti impliqué dans cette histoire. Ce jeu me fait fortement penser à Half Life 2 dans son ensemble mais ce dernier avait au moins la politesse de fournir une histoire globale intéressante si on creusait un peu. Ici même à coups de pelle il n’y a rien à retirer de ce script.

Bref je ne comprends pas l’engouement autour de ce jeu. Le gameplay est bon certes mais il y a eu d’autres FPS en 2012 qui en avaient aussi. Je ne peux même pas prétendre que le jeu propose un voyage marquant car le background ne suffit pas à sauver le naufrage du scénario. Mais je ne vais pas cracher dans la soupe : Dishonored est un bon jeu, juste pas le meilleur de 2012. Je n’ai d’ailleurs même pas envie de m’y replonger car la promesse du jeu à embranchements multiples est en fait du vent. J’ai passé un moment sympathique mais certainement pas marquant. J’en viens à espérer un Dishonored 2 avec enfin une vraie histoire et avec plus de missions à choix multiples pour enfin pouvoir le considérer comme un GOTY. D’ici-là ça me fait une raison de plus pour ne pas faire confiance aveuglément dans les avis surfaits.

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