Tearaway, le Journey de la PS Vita

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Quand j’ai entendu parler de ce jeu, je me suis dit : « Mouais, encore un jeu comme Little Big Planet, c’est l’overdose. » Puis il est sorti et j’ai été surpris des retours étonnamment positifs de la presse et des joueurs. En voyant son prix très bas pour un jeu neuf (25euros) je me suis empressé de me le procurer. Et là, ce fût la baffe.

En bref
Il s’agit d’un jeu de plateformes en 3D où vous contrôler un petit personnage nommé Iota. Le monde dans lequel vous évoluez est entièrement composé de décors en papiers et cartons, de même que les personnages. La particularité du jeu est de vous inclure dans l’aventure et ce n’est pas peu dire puisque les caméras et les écrans tactiles de la console sont exploités afin de vous retranscrire tels quels dans les décors ainsi que dans le scénario. Résumer Tearaway à un simple jeu de plateformes est donc une erreur puisqu’il va au-delà de ça : c’est avant tout un voyage au bout duquel un message très personnel vous attend.

 

Ce que j’en retiens
 L’univers graphique sur le thème des pliages en papier est fantastique. C’est surtout l’ingéniosité d’animation qui est fabuleux, l’exemple le plus frappant est l’animation des vagues au port, ou encore les cascades avec des déroulés de papiers. Je n’ai vraiment jamais vu ça dans un jeu et rien que pour ça Tearaway est unique en son genre. Je trouve bluffant d’avoir donné vie à tout un petit monde rien qu’avec des pliages de papier, chapeau bas les artistes.

tearaway(3)tearaway(5)tearaway(4)C’est vraiment enchanteur et les images statiques ne rendent pas justice au jeu tant c’est très bien animé.

 Tout le côté personnalisation des personnages, des objets, et même parfois des éléments du décor comme ce passage où il faut dessiner des flocons de neige et on voit sa création reproduite instantanément. C’est amusant et magique à la fois. Il y a d’ailleurs une tonne de motifs à débloquer et les possibilités de découpages sont assez sympathiques.
 Le gameplay exploite admirablement bien le tactile des écrans avant et arrière de la console. Il y a beaucoup d’interaction, ne serait-ce que pour les combats ou les petites énigmes, et c’est vraiment très bien fait. Même le micro est utilisé, tandis que la gyroscopie est exploitée quand on utilise l’appareil photo, ce qui donne l’impression d’avoir un regard plongeant dans un petit monde vivant.

tearaway(2)tearaway(7)Par exemple à gauche, taper sur l’écran arrière fera rebondir le personnage, tandis qu’à droite placer votre doigt fera sortir une version digitale de celui-ci pour interagir sur les décors.

 L’incrustation de notre propre image dans le jeu via les caméras de la PS Vita. D’ailleurs, les personnages du jeu s’adressent directement à nous (le « Vou ») en nous considérant comme un être d’une dimension parallèle. Iota fera alors tout son possible pour nous délivrer son message, grâce à notre aide.

     tearaway(8)Le temps d’une aventure, j’étais un dieu dans ce petit monde ^^ !

 Les musiques sont vraiment entraînantes et rigolotes, elles contribuent clairement au monde féérique du jeu. Certes certaines tendent à trop se répéter et ont un petit côté agaçant mais ça n’enlève rien au charme de l’ensemble, ça m’a même donné envie d’en écouter certaines en OST.
 Il y a tout un aspect objets à collectionner dans chaque niveau, avec des cadeaux à trouver ou des objets à ramasser. Et contrairement à beaucoup d’autres jeux ayant le même principe, ici il n’est pas frustrant de fouiller puisque le level design reste cohérent et assez clair. Les petites quêtes annexes sont d’ailleurs plaisantes, ce qui incite à tout explorer.
 L’évolution du gameplay durant toute la première partie du jeu où on apprend de nouvelles capacités ou options pour progresser. Ca ajoute un petit côté Metroid qui nous pousse à revisiter les anciens niveaux par la suite.
 L’aspect folie qui se dégage des niveaux, de plus en plus prononcé au plus vous avancez dans l’aventure. Je retiens surtout le dernier niveau qui est complètement « what the fuck » mais d’une façon très drôle et inattendue. Oui, drôle, j’ai d’ailleurs rigolé tout seul deux ou trois fois, et c’est le genre de chose qui ne m’arrive jamais dans un jeu solo !

tearaway(6)Le jeu ne se prend pas du tout au sérieux et c’est très rafraîchissant.

 La fin, magnifique. SPOILER – Mettez le texte en surbrillance : Le but du jeu est de livrer le message du petit personnage Iota à vous-même, du coup la fin du jeu vous permet de la découvrir et c’est très bien foutu puisqu’il s’agit d’un résumé de toute l’aventure, avec vos créations, vos photos, mais aussi celles de Iota. Au final c’est presque l’histoire d’une amitié qui est née avec lui puisqu’on a l’impression que tout est arrivé grâce à nous. C’est une très jolie façon de mêler le joueur au jeu, et même si on sait bien que c’est scripté l’effet prend admirablement bien.

 

Mes déceptions
 Tristement trop court, j’aurais bien voulu rester encore quelques heures de plus dans ce monde. Mais c’est le signe d’un excellent jeu. Comptez 5 ou 6 heures pour en voir le bout, et un peu plus pour tout débloquer.
 Pas facile de dessiner sur les papiers avec nos doigts, un stylet aurait été idéal mais il faut faire sans, ce qui donne un aspect « dessins de gamins » à nos créations.

tearaway(1)On a un large panel de papiers mais comme vous pouvez le voir dans cette tentative de créer une couronne ce n’est pas évident de découper avec les doigts :-p …

 Le jeu ne reconnaît pas vraiment ce qu’on dessine, ce qui pourra en inciter certains à casser le trip en dessinant n’importe quoi… Il faut clairement jouer le jeu, sinon passez votre chemin.
 C’est globalement assez simple et permissif, vous ne serez jamais bloqués mais en même temps vous ne serez jamais frustrés puisqu’en cas de mort on vous redépose juste à côté de l’endroit de l’échec, sans pénalité. Idéal pour tous les publics mais si vous cherchez une expérience hardcore gamer il vaut mieux voir ailleurs.

 

Conclusion
Tearaway fait d’ores et déjà partie de mes jeux cultes. En le finissant j’ai eu la tête remplie de beaux souvenirs et c’est vraiment le genre de chose que je retiendrai à vie. C’est un jeu comme celui-là qui me redonne foi en ma passion des jeux vidéo. Ce petit monde m’a fait rêver, tout simplement. Par pitié ne vous dites pas : « Bah c’est un jeu pour gosses », ne faites pas cette erreur. C’est un jeu pour tous, bourré d’imagination et de trouvailles originales. Il est relativement court mais il est tellement intense qu’il justifie l’achat d’une PS Vita à lui seul. J’espère vivement qu’il aura un minimum de succès parce qu’il le mérite tellement plus que les gros blockbusters qui tachent, d’autant plus qu’il est sorti à moitié prix. Si vous avez la console vous ne pouvez pas passer à côté sinon cessez dès à présent de vous faire appeler « gamer ». Les autres, pensez sérieusement à acheter un de ces quatre cette belle petite machine qui a donné vie à ce bijou. Quant à moi, j’ai envie de dire MERCI Media Molecule.

 

 

Source des screenshots : Réalisés moi-même sur ma PS Vita

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