The Darkness II, né dans l’ombre

thedarkness2(titre)

Il y a tant de jeux pour lesquels on s’est dit « mouais bof » en voyant les critiques à leur sortie, passant directement à autre chose. Mais il n’est jamais trop tard pour se rendre compte qu’on est passé à côté d’un très bon jeu injustement sous-estimé, et c’est ainsi que je dois une fois de plus remercier les Humble Bundle qui m’ont permis de découvrir ce FPS qui m’a bien scotché.

Il s’agit logiquement de la suite du premier épisode tout droit tiré d’un Comic du même nom. Pas de panique pour ceux qui, comme moi, n’y ont jamais joué puisque l’intrigue est résumée brièvement en début de partie et est très simple à comprendre : on est l’héritier d’une puissante famille qui a monté un sorte de mafia grâce à la puissance du « Darkness », un pouvoir maléfique qui se transmet de père de fils depuis des générations. Sauf qu’on va rapidement être pris pour cible d’une organisation secrète qui va chercher à prendre le pouvoir de notre héros, Jackie (oui, je sais…), par tous les moyens, tandis que celui-ci lutte intérieurement contre la folie qui le guette en abritant une telle entité. Bon honnêtement je n’étais pas emballé par ce scénario qui sentait quand même un peu le réchauffé, mais contre toute attente je me suis laissé prendre par l’histoire qui devient plus intéressante par la suite.

thedarkness2(1)Tout commence dans une ambiance très film de mafia qui n’est pas du tout représentative de ce qui vous attend par la suite.

thedarkness2(5)Jenny, l’amour décédé du héros, revient régulièrement sous forme d’hallucinations, mais pourquoi ?

On a donc affaire à un FPS très linéaire avec pas mal de scènes narratives, mais surtout avec un gameplay très nerveux et bourrin qui m’a fait un peu penser à Shadow Warrior que j’ai testé l’année passée. En effet, d’une part on a les gunfights classiques avec une panoplie d’armes fidèle à la base de tout FPS qui se respecte, et d’autre part il y a les combats au corps à corps grâce au pouvoir du Darkness qui confère à notre héro deux grosses tentacules monstrueuses dont il va se servir pour démembrer ses ennemis violement. Il pourra de cette manière attraper les adversaires pour les balancer ou les couper en deux, voire plus si affinité. Mieux, et c’est certainement l’attrait principal des séquences de baston, il y a de nombreux éléments de décors qu’on peut saisir pour balancer comme des armes ou s’en servir comme protection. On a déjà vu ça ailleurs mais ça reste efficace et si on mêle ça au shoot on devient une vraie machine à tuer. Jouissif.

thedarkness2(2)thedarkness2(6)thedarkness2(13)Le jeu peut être très gore malgré son aspect bande dessinée.

thedarkness2(7)Il y a aussi quelques passages très crus comme le bordel qui n’est pas du tout censuré.

thedarkness2(9)Heureusement il reste quelques passages humoristiques pour éviter de trop se prendre la tête.

C’est d’autant plus vrai qu’on acquiert de nouveaux pouvoirs au fil de l’aventure grâce aux points qu’on engrange en tuant ses ennemis et en dévorant leur cœur, dans le but d’acheter des compétences variées (une armure, des nuées d’insectes, l’acquisition de munitions quand on démembre quelqu’un, ect…). On peut aussi obtenir des points en fouillant les niveaux pour trouver des reliques mais soyons honnêtes, vu qu’on parcourt essentiellement des couloirs il y a peu de choses à découvrir et la rejouabilité est proche du néant. Il y a bien quelques séquences qui se déroulent dans le manoir de Jackie (je ne m’y fait pas à ce nom…) toutefois ça a pour seul but d’écouter des dialogues facultatifs en parlant à plusieurs membres du groupe pour éventuellement en savoir un peu plus sur l’histoire. Sympa, mais ça n’empêche pas le jeu d’être un énième FPS linéaire.

thedarkness2(3)thedarkness2(11)Comme d’habitude il faudra faire des choix sur les capacités qu’on acquiert. Certaines sont très pratiques, d’autres beaucoup moins comme la possibilité de lancer des trous noirs.

thedarkness2(4)thedarkness2(14)Les passages dans le manoir sont l’occasion de se familiariser avec les personnages et de respirer un peu entre deux séquences d’action soutenues.

Heureusement The Darkness 2 est fun avant tout car il est composé de plusieurs choses bien vues. A commencer par notre acolyte, le petit démon qui nous suit partout et qui nous aide à combattre en distrayant les ennemis. Il y a d’ailleurs deux passages où on peut l’incarner et où il faut se la jouer infiltration. Là encore c’est du déjà-vu mais ça reste efficace. Ce qui est par contre plus original c’est la gestion de la lumière. Puisque vous êtes habités par les ténèbres toute source de luminosité annulera vos pouvoirs et vous perturbera donc il faut toujours l’éviter ou détruire les lampes sur votre chemin, sachant que certains ennemis utilisent des projecteurs ou des grenades aveuglantes contre vous. Il faut aussi noter les quelques combats de boss pas extraordinaires mais qui viennent casser un peu le rythme.

thedarkness2(8)L’acolyte est un troll en puissance et fera des remarques ou des actions inattendues pour se moquer des ennemis. Sympa pour modérer tant de boucherie.

thedarkness2(10)thedarkness2(15)Les combats de boss et les passages d’infiltration sont assez basiques mais sont bienvenus pour ne pas faire que du massacre.

thedarkness2(12)Vous vous sentirez invincible mais dès que la lumière fait son apparition il faudra soit la neutraliser rapidement ou aller se planquer.

thedarkness2(18)Très vite les ennemis deviendront plus difficiles à vaincre.

Et puis il faut le dire : c’est du travail bien fait. Graphiquement on est bien sur la génération précédente mais l’effet bande dessinée type Comic est très réussi et donne vie à ce monde d’une bien belle façon, sans parler des expressions des visages qui sont très réussies.  On n’est certes pas devant un AAA et ça se voit dans les animations plutôt rigides de la plupart des personnages ou encore la gestion un peu étrange des armes à ramasser (qui se vident à une vitesse fulgurante) mais l’ensemble de cette production est carré et fonctionne bien. Je tenais aussi à signaler que la bande-son est une réussie avec quelques thèmes épiques et un doublage (anglais) de qualité, ce qui garantit une bonne immersion.

thedarkness2(16) thedarkness2(17)Ce n’est pas de la Next Gen certes mais ça reste très joli.

thedarkness2(19)Le passage dans la maison hantée est très réussi.

thedarkness2(20)Et voilà le grand méchant du jeu dont la face est aussi horrible que bien animée.

Mais il est déjà temps de conclure car il n’y a pas grand-chose à dire de plus. Je me permets de souligner une dernière fois que ce jeu est un bon mix entre gameplay jouissif et scénario au moins intriguant qui a réussi à semer le doute dans mon esprit au plus le héros sombrait dans sa folie (sans vous spoiler). Et puis dans le fond c’est aussi une triste histoire d’un amour perdu, ce que je n’attendais vraiment pas d’un jeu aussi violent. Tout ça se laisse suivre agréablement au long des 5 heures de jeu requises pour en voir le bout… en difficile ! Difficile donc de vous conseiller le jeu à prix trop élevé mais en promo c’est réellement un FPS à faire et une fois de plus je peste sur son relatif échec commercial pas du tout mérité, ce qui ne nous permettra jamais de connaître la suite alors que la fin donne particulièrement envie d’en connaître une (laissez les crédits défiler jusqu’au bout !)… Un beau gâchis pour un très bon jeu, ça commence à devenir une habitude agaçante…

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Source des screenshots : Réalisés moi-même sur mon PC

Mon avis sur le scénario :

[SPOILER – Mettez le texte en surbrillance]

Au début je suis resté de marbre face à l’histoire. Je veux dire, une société secrète qui veut récupérer le Darkness pour, supposément, conquérir le monde, blablabla… c’est du vu et revu. Heureusement le scénario est sauvé par la relation avec Jenny dont l’âme est retenue prisonnière par l’entité qui habite Jackie. Tout au long des hallucinations où elle apparaît aux yeux du héros on réalise à quel point leur amour était parfait et la mort de Jenny a vraiment détruit Jackie. Ca m’a touché, que voulez-vous…

Il y a aussi cette dimension parallèle dans l’hôpital psychiatrique où tout porte à croire que Jackie a complètement perdu la boule et invente totalement toute l’histoire. Au début bien sûr je me suis dit que ce n’était pas réel mais au plus les passages dans cette « prison » s’intensifiaient au plus j’ai commencé à me demander si finalement ce n’était pas vraiment une fantaisie. Même si au final ce n’était pas réel, c’était assez bien fait et très déroutant.

Bon par contre la fin était un peu prévisible à partir du moment où on nous parle de l’Angelus qui est l’opposé du Darkness et qui ne peut prendre qu’un corps féminin comme hôte… Oooooh comme par hasard c’est Jenny ! Mais au moins la fin du jeu m’a fait oublier que j’avais deviné ça jusqu’à la séquence finale après les crédits où Jenny se transforme en (sexy) déesse et enferme Jackie dans l’enfer. THE END. Un peu surprenant et frustrant à la fois puisqu’on ne saura jamais le fin mot de l’histoire…

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2 réponses à “The Darkness II, né dans l’ombre

  1. « un bon mixte » => Mix ?
    Sinon jeu que je possède sur PS3 et dans ma todolist, j’ai fais le premier sur Xboite qui était très original et assez sympa de ce concept d’hôte possédé par une entité démoniaque
    Et puis Jackie est vraiment attachant et doublé magistralement par le chanteur de Faith No More Mike Patton

    J'aime

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