Final Fantasy XI, c’était il y a 10 ans…

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Ça ne me rajeunit pas ! Ca fait déjà 10 ans que je me suis lancé dans l’une de mes plus grandes aventures de gamer : le MMORPG Final Fantasy XI. C’est ainsi lors d’une soirée obscure en fin octobre 2004 que j’ai mis les pieds dans ce monde virtuel, Vana’Diel. Si j’avais su que ça allait m’accompagner jusqu’au début 2011 je ne l’aurais jamais cru. J’avais donc envie de me remémorer de ce périple pour le moins très mouvementé…

Pour ceux qui ne le savent pas encore, j’ai tenu un blog sur mes aventures dans cet univers, c’est plein d’images commentées donc si vous avez du temps à perdre n’hésitez pas ^_^ !

 

Mais pourquoi FFXI ?

J’ai toujours été un grand fan de la série Final Fantasy et j’avais été très attristé d’apprendre que le 11 serait exclusivement Online et ne sortirait qu’au Japon sur PS2. Mais un beau jour Square Enix a annoncé sortir le jeu en Europe sur PC, soit plus de 3 ans après sa sortie Japonaise. Je me suis ainsi rué dessus et j’ai remué ciel et terre pour mettre la main sur une carte de crédit, puisque c’était mon premier jeu à abonnement. Il faut dire que j’avais été vachement enthousiasmé par un MMO aussi beau (pour l’époque), moi qui n’avait connu que l’immonde T4C dans ce domaine. C’était aussi l’occasion de me lancer dans une aventure avec mon ami de l’époque, lequel ne sera finalement pas resté bien longtemps et préférera céder aux sirènes de la facilité en allant voir du côté de World of Warcraft. De mon côté je n’en démordais pas : pouvoir jouer un Invocateur avec tous les avatars de FF dans un univers en ligne était devenu mon but. Le premier d’une longue série.

nostalgieffxi(14)nostalgieffxi(16)C’est véritablement le job d’Invocateur (Summoner) qui m’a tapé dans l’oeil.

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Un début laborieux

Comme je l’évoquais, FFXI vient d’une époque où la casualisation des MMORPG n’existait pas encore, WoW ne sortant que quelques temps plus tard. Non, pas de tutoriaux, pas de marqueurs de quêtes, pas de guide, rien : fallait apprendre à la dure avec des objectifs obscurs et des commandes très austères. Lâché dans ce nouveau monde sans aucune information j’ai alors erré plusieurs jours avant de plus ou moins comprendre où je devais me rendre. C’était typique de ces anciens MMO : pour s’en sortir il fallait soit avoir un groupe de joueurs expérimentés qui aident, soit jouer avec une page internet à côté de soi, et autant dire qu’à l’époque les wiki pour les jeux n’étaient pas monnaie courante… Mais curieusement cette progression très abrupte apportait aussi énormément de satisfaction une fois l’objectif accompli. C’est grâce à cette mécanique que FFXI allait réussir à me captiver à ce point pendant tant d’années : un effort dur et laborieux pour une récompense à la hauteur. Sans parler du gameplay du jeu en fait terriblement riche en subtilités qui proposait une courbe d’apprentissage conséquente. Normalement les MMORPG ne sont pas des jeux très difficiles à maîtriser mais ici le talent de chaque joueur était mis à rude épreuve et deux personnages avec le même équipement pouvaient produire des résultats très différents selon la maîtrise du joueur.

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nostalgieffxi(13)Voilà mes toutes première guildes, à l’époque où j’étais encore un petit noob ^^ !

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Une communauté soudée et fractionnée à la fois

L’une des choses qui m’a frappé dans ce MMO était la puissance de la communauté de joueurs qui l’habite. FFXI a toujours eu un succès confidentiel et il n’y avait de ce fait pas de millions de personnages qui se marchent les uns sur les autres en s’ignorant totalement. Pour progresser dans cette jungle hardcore il fallait véritablement s’entraider, apprendre à collaborer et se supporter les uns les autres. Il suffit de voir la progression de niveaux : par groupe de 6 joueurs où chacun avait son rôle pour la survie ou l’efficacité du groupe. Il en était de même pour les quêtes obligatoires : impossible de se démerder tout seul. J’ai alors été extrêmement surpris par la générosité des joueurs lorsque je criais désespérément pour de l’aide en ville pour voir quelques volontaires consacrer leur soirée afin de me faire passer un cap. Le genre de truc qu’on ne verrait plus jamais dans un MMO moderne où tout est faisable en solo et où les autres ne sont que des décors.

nostalgieffxi(10)Je n’arrive toujours pas à croire que ce parfait inconnu ait passé plusieurs heures à tenter de me drop un objet essentiel à ma progression, pendant que je le regardais impuissant.

Bien sûr tout n’est pas rose avec ce système puisque lorsqu’on tombe sur quelqu’un de mauvaise volonté dans un groupe ça crée forcément des tensions tandis que ça pénalise les autres. Oh j’en ai vécu des heures et des heures gaspillées sur l’autel de la médiocrité. J’ai énormément ragé et subi beaucoup de frustration face à des boulets qui n’apprenaient rien. Et que dire de ce système de cohabitation où lorsqu’un joueur attaque un monstre il devient sa propriété et les drops lui appartiennent. Ca en a créé des disputes et des compétitions entre clans. Nous on appelait ça des « dramas » et ça pouvait aller très loin avec des sujets à rallonge sur les différents forum. Je ne vous raconte pas les dramas pour le contenu Endgame (activités de haut niveau) quand deux grosses guildes entraient en conflit pour réclamer telle ou telle activité…

nostalgieffxi(11)Quelques années après la sorties Européenne, les grosses guildes francophones ont elles aussi mis le pieds dans le Endgame et au lieu de la jouer solidaire elles n’ont pas hésité à se faire la guerre entre elles. Etat d’esprit lamentable, comme ici où notre rivale de l’époque a préféré garder en sa possession le monstre Cerberus pendant une heure sans lui faire de dégâts (car ils étaient juste assez pour survivre) plutôt que nous le donner et attendre le suivant…

Sans parler du fait que les serveurs de jeu étaient internationaux. Une riche idée en théorie : mêler les Américains, les Européens et les Japonais dans un même univers, une bonne façon de garder le serveur actif même en pleine nuit avec le décalage horaire. Et pourquoi pas apprendre les us et coutumes de chacun ! Mais que neni, dans la pratique ça menait surtout à une espèce de sectarisme : les Américains étaient arrogants et sans fairplay envers les autres nations (j’ai rarement vu des joueurs aussi agressifs en Endgame), les Japonais étaient racistes envers tous ceux qui ne parlaient pas leur langue (principalement les Américains qu’ils considéraient comme impolis et sans talent, les Européens dans une moindre mesure) allant jusqu’à expulser les gens et ne jouer qu’entre eux, et les Européens ont été à la traîne pendant plusieurs années (vu que le jeu est sorti avec plus de 3 ans de retard chez nous) et considérés comme négligeables. Il y avait également des conflits entre grosses guildes avec les tranches horaires malgré tout, chacun empiétant sur les heures de soirées des autres. Bref un beau bordel.

nostalgieffxi(9)Un exemple du racisme primaire des joueurs américains de FFXI…

Mais malgré cet aspect négatif ça n’empêche pas que la communauté FF11 existait bel et bien et est la plus forte que j’ai connu. Ca doit être l’un des rares jeux où un bon joueur pouvait se faire un nom. Il y avait de véritables icônes dans notre monde, des joueurs épiques et légendaires dont les exploits remontaient auprès de tout le monde et servaient d’exemple. Moi-même je n’étais pas à ce niveau mais j’avais ma petite réputation, je n’étais définitivement pas incognito. C’est con à dire mais ça joue aussi beaucoup dans l’attachement qu’on a pu avoir pour ce jeu et c’est quelque chose que je n’ai jamais retrouvé ailleurs.

nostalgieffxi(8)J’ai été reconnu comme l’un des meilleurs Scholar de mon serveur, si pas le meilleur. Non je n’ai pas la grosse tête, c’était un fait : soit les autres ne comprenaient pas comment bien l’équiper, soit ils étaient incapables d’en retirer tout le potentiel. C’en était au point où de parfaits inconnus venaient me demander des conseils, ça faisait vraiment plaisir.

Il faut aussi souligner l’extrême réactivité de la communauté lorsqu’il s’agissait de décrypter du nouveau contenu pour fournir des guides et des méthodes de combat. La collaboration sur les forums et, plus tard les wiki, faisait plaisir à voir.

 

Le coup de la carotte

Mais qu’est-ce qui peut bien motiver quelqu’un à jouer si longtemps au même MMO ? Une fois le plaisir de la découverte et qu’on a atteint le niveau maximum de sa classe, en général on commence tout doucement à se lasser. Dans FFXI, avoir tout exploré et être niveau maximum n’était que le début. Le Endgame était et est probablement encore l’un des plus fourni jamais créé. De ce fait, arriver à vaincre tous les challenges n’était pas chose aisée. Et encore moins lorsqu’il s’agissait d’obtenir tout le stuff (pièces d’équipements) désiré. Car FFXI fonctionnait avant tout sur le principe de la carotte : du contenu hardcore avec un taux d’obtention ridiculement faible pour être sûr que chaque joueur en chie un maximum avant de recevoir son nouveau matos. Je me souviens par exemple d’une armure qui m’a nécessité 1 an complet d’acharnement pour l’avoir enfin. En contrepartie, toutes ces pièces de stuff mises bout à bout faisaient une réelle différence sur le champs de bataille.

nostalgieffxi(12)Ce stuff m’aura bouffé pas moins d’un an de travail acharné. Merci le taux de drop proche de la torture mentale.

Pour ma part ce qui m’a surtout poussé à toujours jouer frénétiquement était le système de « jobs ». En gros un personnage peut endosser le rôle de n’importe quelle classe et ce à volonté tandis que le jeu garde en mémoire toute la progression et l’équipement. En commençant ainsi mon job d’Invocateur, j’ai rapidement enchaîné sur Mage Noir, ect… pour finalement obtenir presque tous les jobs au maximum. Sauf que voilà, une fois ces jobs avec niveau ultime, il fallait bien sûr les stuffer donc repartir à chaque fois dans le Endgame interminable. En contrepartie j’améliorais ainsi ma compréhension du jeu et surtout je pouvais endosser n’importe quel rôle au sein d’une équipe. Le bon vieux cercle vicieux : obtenir du stuff rare pour des classes montées pour drop du stuff rare pour des classes favorites, ect…

nostalgieffxi(1)Voilà tous les rôles que j’aurai endossé durant mon aventure. Ca fait un sacré paquet de stuff, croyez-moi…

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Des mises à jour intelligentes

Voilà bien un autre point très important qui fidélisait les joueurs : le fait que le matos n’évolue pas vraiment. En fait il avait plutôt tendance à se diversifier au fur et à mesure des mises à jours. C’était là la garantie de ne pas voir le stuff ultra-rare pour lequel on avait farmé durant des mois devenir obsolète du jour au lendemain, tout en continuant à motiver les joueurs de haut niveau en leur proposant du matos varier les possibilités. Un bête exemple : admettons que la pièce ultime d’un Guerrier lui donne énormément de puissance, une mise à jour proposerait alors une autre pièce un peu moins puissante mais augmentant grandement la précision des attaques. Ainsi le joueur optimisé voudra posséder les deux pour s’adapter à l’ennemi, sans se décourager de devoir constamment se mettre à jour au fil des mois. Et quand on sait que le système de jeu permettait de passer d’une armure à l’autre à volonté en plein combat, cette optique avait alors tout son sens.

nostalgieffxi(6) nostalgieffxi(7)Les combats contre Bahamut et Odin, deux affrontements qui ont été implémentés à plusieurs années d’écart et pourtant les deux étaient toujours pratiqués et difficiles. Un exemple d’équilibrage.

C’est ainsi que les mises à jours étaient toujours enthousiasmantes et non une punition pour le joueur assidu. Je me souviens encore de ces fameuses soirées de maintenance où nous devions tous attendre plusieurs heures avant que les serveurs soient à nouveau ouverts, et pendant ce temps on spammait la touche F5 sur les forums pour grappiller la moindre information provenant du data mining du patch afin de déjà voir quels nouveaux jouets nous attendaient. C’est ainsi que je me retrouvais en 2009 avec du matos droppé en 2005 et toujours d’actualité, tout en continuant le Endgame qui s’étoffait d’année en année pour proposer tous les nouvelles alternatives de stuff.

 

Un groupe soudé

Comme je l’évoquais plus haut, être tant contraint à jouer en groupe crée forcément des liens très puissants entre joueurs habitués à collaborer ensembles jours après jours. Je crois que de tous mes souvenirs c’est probablement le plus fort : tous ces jeux avec qui je partageais mes soirées quotidiennement étaient devenu une sorte de seconde famille alors que je ne les avais jamais rencontré en vrai ! Certains trouveront ça aberrant ou pathétique et peut-être qu’ils auront raison, mais en tous cas j’ai passé d’excellents moments sur TeamSpeak (logiciel de communications vocales) à discuter de tout et de rien avec des personnes très sympathiques. A force nous nous connaissions tous par cœur et n’avions (presque) plus de secrets les uns pour les autres. Le jeu nous unifiait qu’on le veuille ou non. Bien sûr nous avons eu nos dramas internes et parfois avec de violentes disputes, mais on en revenait toujours au même stade : de grands moments de fou rires. Aaah je me souviens des blagues, des petits bruits, des moments de fails, ect… C’était le bon temps !

nostalgieffxi(5)Voilà le groupe avec lequel j’ai passé le plus de temps. Bien sûr des tas de nouvelles têtes s’y sont insérées au fil des années et d’autres sont parties, mais j’aime beaucoup cette photo.

 

L’arrivée du successeur

Lorsque Final Fantasy 14 (second épisode Online) a été annoncé nous avons été nombreux à paniquer en craignant de voir FF11 sur le déclin. Sauf que voilà, si quelques-uns sont partis lors de la sortie du 14, nombreux sont ceux à être resté sur le 11, preuve une fois de plus de l’attachement des gens à cet univers. Et puis ceux qui étaient partis sont revenus la queue entre les jambes en voyant le fiasco de FF14 et le destin qu’on lui connaît.

A l’heure d’aujourd’hui, FF14 a connu sa version 2.0 qui est enfin excellente. Mais malgré ça FF11 existe encore et a même reçu une nouvelle extension cette année. J’ai pu lire que les serveurs se vidaient depuis 2-3 ans, nécessitant de fusionner des serveurs, mais il reste une solide base de joueurs, impressionnant pour un jeu de 2001 ! Il parait même que c’est le jeu qui a rapporté le meilleur chiffre d’affaire de toute l’histoire de Square Enix. Pas étonnant, c’est encore l’un des derniers MMORPG qui fonctionne sous abonnement depuis le tout début et qui ne risque pas de devenir Free To Play.

 

Comment tout s’est écroulé

Mais un jour Square Enix a annoncé ce qui allait changer à jamais la face du jeu : la cassure du level maximum qui, après être resté pendant 8 ans au level 75, allait passer au level 99. Un véritable choc qui posait une question immédiate : qu’en était-il du stuff pour lequel on avait tellement bataillé ? Poubelle ? Square s’est alors chargé d’apaiser les esprits en assurant que notre stuff pourra être amélioré pour s’accorder aux nouveaux levels. C’était hélas de veines promesses puisqu’on a bien vu ce qu’il en était vraiment : une première extension pour passer au level 80 avec du stuff déjà supérieur, puis la seconde avec le level 85 et du nouveau matos complètement craqué qui renvoyait au placard les pièces ultimes du level 75, et enfin le level 90, dernier stade que j’ai connu avant de craquer, où l’équipement inédit était devenu vraiment abusif, lui-même rendant le matos du level 80 déjà obsolète.

nostalgieffxi(4)Voilà le planning officiel qui a amorcé le début de la fin pour les puristes. Tous les 3 mois : du stuff à jeter à la poubelle. Youpie.

FFXI avait perdu sa spécificité et son visage avait totalement changé. Terminé le parcours du combattant pour atteindre le niveau maximum, place à des moyens d’XP complètement fumés où on pouvait passer du level 1 au maximum en 2 ou 3 jours. Terminé tout le Endgame qui reposait sur un fragile équilibre entre efforts de groupe et récompenses rares mais gratifiantes, place à du contenu facile ne nécessitant qu’une poignée de personnes pour un tas d’équipement jetable au bout de quelques mois. FFXI n’était plus un MMO hardcore mais était devenu une sorte de bâtard lorgnant du côté de WoW et son principe « tout avoir, tout de suite, facilement, et recommencer le mois suivant » détestable. Ne pouvait-on pas simplement augmenter les niveaux tout en gardant un stuff qui s’adapte avec des stades d’évolution, afin de ne pas invalider tout le Endgame et les efforts fournis ?

nostalgieffxi(2)Mon stuff Summoner avant et après la hausse de niveaux… Plus aucun rapport, bravo le gaspillage de temps.

Beaucoup de joueurs ont quitté le train en marche. Dont moi. Le rythme devenait beaucoup trop intense pour moi et j’ai eu une grosse remise en question sur la pertinence de tout ça. Mon MMO favoris n’existait plus, il avait laissé place à quelque chose de plus moderne qui ne m’intéressait plus. Par curiosité je regarde encore de temps en temps les évolutions du jeu et je constate qu’on est toujours plus ou moins dans cette dynamique (ils font du stuff level 120 maintenant, misère…) bien que ça se soit calmé depuis quelques temps. Trop tard, le mal est fait et un ancien joueur level 75 qui reviendrait aujourd’hui pourrait tout autant recommencer au level 1, ce serait du pareil au même. Ou comment cracher à la figure de sa communauté, bien joué Square Enix.

 

Une conclusion peu reluisante…

J’ai alors tout abandonné en Janvier 2011 et je n’y ai plus remis les pieds depuis. Ca m’a servis à la fois de leçon sur l’aspect vain de faire tout ça, et ça m’a aussi appris que le temps est un luxe que je pouvais me permettre il y a 10 ans, mais plus maintenant. J’ai d’ailleurs fait un article à ce sujet pour creuser ma réflexion.

Mais ce que je regrette le plus c’est la façon dont ça s’est terminé. Même 4 ans après, je garde encore pas mal d’aigreur sur la façon dont j’ai été traité par les personnes avec qui j’avais passé tant de temps. J’ai dit tout ce que j’avais à en dire sur mon blog et même après tout ce temps je ne regrette pas mes propos envers eux.

Enfin c’est pour un mieux de suppose. Avec ma nouvelle situation ça m’imposait beaucoup trop de restrictions et ça m’aurait attiré trop d’ennuis de continuer.

 

… mais 4 ans après, la nostalgie règne

Malgré tout ce qui a pu se passer et toute la haine qu’on a pu éprouver de temps à autre, ce sont vraiment les moments épiques avec mes camarades de jeu pour lesquels je ressens une vraie nostalgie. Ces nuits blanches à explorer les nouvelles extensions, ces soirées à délirer, ces combats épiques rondement menés, … Les gars de Frostnova ou de Myst : si vous lisez ceci, sachez que vous me manquez.

nostalgieffxi(3)J’ai passé tellement de moments mémorables avec ces joueurs… Et ils ne représentent qu’une partie de mon aventure.

Et puis il y avait cette sensation de se sentir vraiment utile à quelque chose. Endosser des rôles essentiels pour la survie d’un groupe de 18 personnes dans une activité avec de vrais enjeux était extrêmement gratifiant. Les autres comptaient sur moi, et moi sur les autres. Sans moi le groupe n’allait pas plus loin, et je ne pouvais rien faire sans eux. Je me suis rarement senti aussi impliqué dans une activité commune. On est très loin du boulot de la vraie vie où on n’est considéré que comme un pion sans importance. Dans FF11 j’étais irremplaçable et les autres aussi. Combien de fois n’a-t-on pas annulé telle ou telle activité car tel ou tel joueur avait un empêchement. Bref c’est également un sentiment que je regrette énormément.

Je me pose souvent la question : et si c’était à refaire, le referais-je ? Je pense que oui, mais pas de la même façon. Je me serais concentré sur une seule classe (certainement BLM puis SCH qui aurait pris la relève) et m’y serais tenu jusqu’à la fin afin de l’optimiser jusqu’à ses derniers retranchements. Ca m’aurait permis de ne pas consacrer tout mon temps libre dans cette occupation et de faire des petites pauses régulières. Ca m’aurait certes rendu bien moins versatile et ça m’aurait fermé quelques opportunités mais j’en aurais retiré le même plaisir au final et j’aurais peut-être même pu être l’un de ces joueurs légendaires, voire pourquoi pas être toujours dans le jeu.

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Des regrets j’en ai. Mais en repensant à tout mon parcours je me souviens en ayant un sourire au bout des lèvres à quel point c’était vraiment la belle époque. Pourtant je n’y remettrai jamais les pieds, pas plus qu’un autre MMORPG (l’échec Guild Wars 2 a été la confirmation de ce que je pensais). Mais j’ai passé assurément avec Final Fantasy XI mes plus belles années de Gamer. Et ça je ne l’oublierai jamais. Vana’Diel à jamais dans mon cœur.

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2 réponses à “Final Fantasy XI, c’était il y a 10 ans…

  1. Un billet magistralement explicatif et nosalgique qui montre bien à quel point cette petite part de virtuel à pu compter dans ta vie
    Personnellement rien à voir avec du jeu mais une petite communauté s’était crée sur un chan IRC et ces gens étaient devenus des confidents avec qui tu converses plus que de raisons des journées et soirées entières..Good times Great Memories

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    • C’est exactement ça, on dit toujours que faire partie de communautés virtuelles c’est être un nolife mais en réalité on a plus de contact humain qu’on le pense.

      Avec des hauts et des bas… Dans mon cas ça s’est très mal fini hélas.

      Aimé par 1 personne

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