Tales of Xillia 2, opportuniste mais généreux

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La série Tales of c’est comme les Final Fantasy : chaque épisode n’a aucun rapport avec les précédents. Pourtant on commence à voir débarquer des suites directes pour certains d’entre eux. Alors est-ce que, comme pour la saga de Square Enix, il vaut mieux éviter les prolongations ?

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Tales of Xillia m’avait laissé un bon souvenir. J’avais ainsi conclu mon article à son sujet sur une note positive alors que le jeu était tout de même rempli de défauts typiques du J-RPG de la décennie précédente. L’air de rien je m’étais attaché à ses personnages, très clichés j’en conviens, mais avec lesquels j’ai vécu une aventure sympathique, c’est tout ce que j’en demandais. Du coup j’étais demandeur pour cette suite qui reprend l’histoire quelque temps après la fin de Xillia mais avec un nouveau héro. Un vent de fraîcheur ? Pas vraiment.

 

Un voyage mystérieux… La routine.

On commence l’aventure à Elympios, le monde technologique qu’on explorait en seconde partie de Xillia, et on y incarne un certain Ludger qui s’apprête à passer un examen d’entrée en vue d’une place de mercenaire dans une grosse société aux objectifs, bien sûr, assez flous. De fil en aiguille on se retrouvera à croiser le chemin d’une curieuse petite fille trimballant une horloge qui confère d’étranges pouvoirs à notre héros. Très vite on retrouve les enjeux de Xillia avec la barrière entre les deux mondes qui a disparue, créant à la fois des tensions entre les deux peuples et l’usage de la technologie Spyrix qui tue les Esprits petit à petit, tandis que Jude, l’ex-héro, tente encore de trouver un moyen de produire de l’énergie saine : les Spyrites. Je vous épargne le reste du pitch car comme d’habitude on part d’une situation énigmatique pour se diriger vers une quête d’une plus grande ampleur qu’on prendra plaisir à décortiquer au fil des révélations.

talesofxillia2(2)Bien que ce soit un thème déjà vu et revu, j’ai apprécié le traitement de l’intolérance entre les deux mondes qui doivent désormais cohabiter mais qui sont très différents l’un de l’autre.

talesofxillia2(6)L’une des marques de fabrique des Tales of est le fait que certaines séquences soient des animés. Ils sont toujours de grande qualité mais sont hélas une fois de plus peu nombreux.

 

Et le prix Nobel de l’environnement est attribué à…

Bon à ce stade je me rends compte que j’ai fait une introduction à rallonge donc il est temps de passer à un résumé de la situation : Xillia 2 c’est la même chose que Xillia 1. Je veux dire, je m’attendais évidemment à avoir ma dose de recyclage car je voyais mal les développeurs créer un nouveau monde original, mais proposer quelque chose à ce point-là identique on est à la limite du foutage de gueule. Les nouvelles zones, peu inspirées de surcroît (sauf celle à l’ambiance futuriste dans les ruines du lac), se comptent sur les doigts d’une main, tout le reste est un copié/collé bête et méchant et c’est ainsi qu’on retrouve l’entièreté du jeu précédent qu’on doit à nouveau explorer, cette fois dans le sens inverse puisqu’on commence par la fin. Il y a même le donjon final de Xillia 1 reproduit tel quel… Le plus dramatique est que Xillia 1 n’était déjà pas réputé pour proposer des aires de jeu marquantes car il souffrait d’un level design fainéant dans des zones vides d’intérêt ; seules quelques villes avaient un minimum de cachet, tandis que les donjons étaient une simple succession de couloirs. Et donc on retrouve ce défaut tel quel dans Xillia 2. Même les musiques sont en grosse partie les mêmes, sans parler du bestiaire qui n’a pas évolué ; comprenez que même les boss sont recyclés ! Ça vous donne une idée du degré de flemme avec lequel le jeu a été programmé, était-ce si difficile de rajouter des éléments ou varier quelques passages ?

talesofxillia2(1)Les donjons sont toujours aussi monotones à parcourir. Des couloirs qui se répètent, et on les a déjà vus dans Xillia 1…

 

Du recyclage de recyclage

Non contents de recycler leur jeu, les développeurs en ont aussi profiter pour intégrer une petite pirouette scénaristique qui leur a permis de repomper quasiment toutes les zones en imposant au joueur de les parcourir une seconde fois. Bon, pour ceux qui veulent savoir pourquoi je dois vous révéler un aspect du scénario qu’on apprend très tôt : [(petit) SPOILER – Mettez le texte en surbrillance : on voyage dans des dimensions parallèles pour les détruire une par une], sauf que bien sûr dans les faits rien ne change : ce sont les mêmes monstres, les mêmes passages et les mêmes objets à ramasser, mais on doit quand même y passer pour continuer l’histoire… L’idée est pourtant sympathique et aurait pu être géniale si elle apportait des éléments d’exploration inédits mais il n’en est rien. Ou comment doubler une durée de vie déjà elle-même artificielle, chapeau.

 

Bientôt rien à envier à Dante

Même constat pour le système de combat est lui aussi repris tel quel dans cette suite avec, entre autre, les liaisons entre personnages pour lâcher des attaques spéciales (je vous renvoie vers mon test de Xillia pour plus de détails). Enfin presque puisqu’il y a quelques ajouts sympathiques comme la possibilité de pouvoir effectuer les « artes » combinés même lorsqu’ils sont incompatibles, ce qui lancera une attaque basique mais qui comptera dans un combo. Pratique pour un peu moins se prendre la tête entre toutes les attaques duo à connaître par cœur. Heureusement il y a deux grosses nouveautés, la première est le fait que le nouvel héros, Ludger, peut switcher entre 3 armes (doubles lames, doubles fusils et massue) en pleine action, ce qui modifie à la fois son style d’attaque, ses attaques spéciales et les types de dégâts qu’il inflige (car on retrouve le système de faiblesse et résistance des ennemis). Amusant et bien vu, dommage cependant que les doubles lames soient quasiment toujours les plus efficaces, rendant le concept moins intéressant. Ce qui l’est vraiment par contre c’est l’apparition d’une furie que seul Ludger peut activer pendant un temps limité (variant selon les coups qu’on se prend), le rendant invulnérable, ultra rapide et lui permettant d’infliger de lourds dégâts. Ca s’active régulièrement et au fur et à mesure de l’histoire cette capacité sera de plus en plus puissante. Un ajout bienvenu car les boss sont devenus plus ardus alors qu’ils étaient déjà costauds dans Xillia (je vous conseille de jouer en mode difficile direct sinon le challenge ne sera pas intéressant). Quoiqu’il en soit les combats étaient déjà excellents dans Xillia, il en va de même dans cette suite et sur ce point j’approuve le copié/collé.

talesofxillia2(4)Les artes liés sont maintenant plus faciles à sortir, et faire de longs combos est moins prise de tête.

talesofxillia2(3)La transformation de Ludger est la clé pour remporter les combats un peu ardus.

talesofxillia2(7)Les flingues sont les armes les moins efficaces et rendent les déplacements très statiques. On préférera jouer sans tant qu’ils n’infligent pas des dégâts aux points faibles des ennemis.

 

« C’est la crise ! »

Finalement malgré tout ce recyclage honteux y a-t-il quelque chose à sauver dans ce Xillia 2 ? Et bien oui heureusement et je dirais même que cette suite est plus plaisante à jouer que l’original. Tout ça grâce à la progression qui est totalement différente qu’auparavant. Il faut savoir que dès le début du jeu survient un événement qui fera que le héros sera endetté de 20 millions de galds ! J’ai cru à une blague lors du dialogue mais en fait c’est bien réel : tout au long du jeu on devra rembourser sa dette petit à petit en faisant des versements réguliers après avoir récolté suffisamment d’argent lors des combats et quêtes. Rembourser ainsi un pallier permet de débloquer l’accès à de « nouvelles-anciennes » zones. Ce qui est bien vu c’est qu’on puisse explorer librement les zones débloquées pour y compléter des quêtes annexes. Le jeu nous laisse donc un peu de liberté sur ce qu’on veut faire ou non et j’ai trouvé ça très plaisant, en particulier avec le tableau des missions annexes qu’on peut choisir parmi un vaste choix (type « récolter objets » ou « tuer des ennemis précis ») pour pas mal de récompenses. J’aurais par contre aimé un sous-menu récapitulatif car devoir revenir au tableau pour consulter la progression est pénible. Soit.

talesofxillia2(5)Cette peste de Nova vient régulièrement réclamer votre pognon avec un ton extrêmement agaçant… Au passage sachez qu’il est possible de rembourser les 20 millions pour toute une série de bonus.

 

Et on est repartis comme en 40… heures

Ainsi malgré les dettes l’argent arrive vite à condition de se laisser prendre au jeu et tout explorer. Il y a d’ailleurs pas mal de choses à faire en plus des quêtes annexes. Entre la chasse aux boss optionnels (déjà présents dans Xillia mais ici beaucoup plus nombreux), la recherche des 100 chats éparpillés dans le monde, le colisée et ses combats, les objets à récolter via l’envoi de Rollo le chat dans des zones déjà visitées, ou encore construire les objets spéciaux aux marchands, il y a largement de quoi faire et on retrouve le système de téléportation extrêmement pratique pour voyager partout, la sauvegarde rapide, ainsi que l’ajout d’un sprint (un peu plus loin dans le jeu) qui apporte un confort de jeu bien réel pour parcourir de longues distances rapidement. Côté système de jeu on peut aussi s’amuser collectionner toutes les compétences qui sont cette fois à récupérer via des « extracteurs de mana », lesquels viennent avantageusement remplacer l’espèce de sphérier raté de Xillia en attribuant des points élémentaires spécifiques qui débloquent ensuite les artes et capacités. Mais ce qu’il faut surtout retenir ce sont les histoires optionnelles qui permettent d’en apprendre plus sur chaque personnage de notre équipe. Un peu inintéressantes au début, elles sont un vrai plus scénaristique qui rajoute un solide couche à la durée de vie (elles font environ 1/3 du jeu !) mais aussi au background, c’est pourquoi je vous suggère fortement de le faire.Bref tout est mis en place pour proposer un maximum de choses au joueur et lui faciliter la vie en les accomplissant, un très bon point qui apporte un dynamisme dont le jeu avait bien besoin.

talesofxillia2(10)Certains boss optionnels sont TRES coriaces. Il m’est arrivé d’en tuer en 20 minutes de combat car je n’avais pas le bon niveau (et j’étais level 55). Sauvegardez impérativement avant d’engager un combat de ce type !

 

Mais lancez-lui donc un Bocca !

Soucieux que ça ne suffirait pas à justifier le passage à la caisse pour cette suite, les développeurs ont cru bon d’ajouter un système de choix de réponses lors de nombreux dialogues afin d’approfondir les relations entre personnages, à la Mass Effect. Alléchant sur le papier, il s’avère que c’est non seulement un système qui ne sert à rien dans la pratique (seulement deux choix et pas possible de devenir asocial ou intime avec un personnage, c’est juste pour booster une bête barre d’affinité dans un menu) et ça a coûté la voix de notre héros qui ne s’exprime plus que par de brèves affirmations en dehors de ces choix. Oser pondre un jeu où le personnage central est muet, il fallait le faire… Du coup notre brave Ludger perd toute crédibilité et est un personnage sans charisme face à tous les héros de Xillia qui refont partie de l’équipe (avec deux anciens personnages bonus surprenants, je vous laisse découvrir lesquels). Et c’est d’autant plus dommage que le jeu nous incite à ne jouer que Ludger car cette fois il n’y a que lui qui puisse développer les liens entre personnages et lui seul possède la furie, ce qui est par ailleurs fort dommage vu la richesse du gameplay que propose chaque personnage, très différents les uns des autres (mais strictement identiques à Xillia).

talesofxillia2(8)Dans 3 cas sur 4, la réponse qu’on choisit n’a aucune incidence. Le reste ne fait que gagner de l’amitié avec l’interlocuteur.

 

Retrouver de vieux potes

Un héros muet, voilà un choix bien malheureux quand on sait que l’attachement aux personnages fait partie intégrante de l’expérience d’un Tales of… Heureusement les anciens héros lui font facilement de l’ombre et les petites saynètes, toujours aussi nombreuses, renforcent ce sentiment avec des touches d’humour gentillet typique de la série. De plus Ludger est presque constamment accompagné de la petite « Elle » qui a de la répartie et vient sauver le duo du désastre. Quant au scénario, je l’ai trouvé beaucoup plus surprenant et passionnant que l’histoire originale. Bon il est vrai qu’on berce toujours dans la « japoniaiserie » avec des scènes consternantes et un manque d’approfondissement de détails pourtant cruciaux type « Oh tu viens de te transformer en mutant surpuissant, pas grave on continue notre route comme si de rien n’était ! », mais dans l’ensemble le jeu aborde des thématiques beaucoup plus adultes que d’habitude, dont certaines sont très dérangeantes. Comme je le dis à chacun de mes tests de Tales of, il faut pouvoir aller au-dessus de l’aspect niais pour se laisser emporter par le voyage en compagnie de tous ces personnages qu’on n’oubliera pas de si tôt une fois l’aventure bouclée.

talesofxillia2(9)La petite Elle est en quelque sorte la voix de Ludger vu qu’ils ne se séparent quasiment jamais et elle balance assez de réflexions pour les deux.

 

Tales of Xillia 2 n’était pas une suite nécessaire mais fait office de Xillia 1.5 avec tous les défauts précédents (dont les graphismes dignes d’une PS2) mais remixés pour en faire un mélange plus agréable que l’original. Certes il convient de sanctionner le recyclage abusif mais si on a aimé le premier épisode alors cette suite offre un plaisir de jeu étonnamment supérieur et une intrigue beaucoup plus captivante, de quoi motiver les fans à se replonger pour 40 heures environ, ou plus si vous vous laissez prendre au jeu du contenu annexe avec notamment un donjon bonus après la fin du jeu, mais c’est destiné avant tout à ceux qui ont terminé le premier opus, ne serait-ce que pour être mieux impliqué dans l’histoire. Personnellement j’ai dévoré cette suite sans jamais m’y ennuyer et j’en ressors avec un souvenir du monde de Tales of Xillia considérablement renforcé.

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(Note : le jeu est en anglais sous-titré français, aucune trace du japonais…)

Source des screenshots : Vu que je n’ai pas de quoi effectuer de captures d’écran sur PS3, j’en ai piqué une partie sur le web et l’autre sur jeuxvideo.com (merci à eux).

 

Mon avis sur le scénario

[SPOILER – Mettez le texte en surbrillance]

Le coup des réalités parallèles est ultra connu des amateurs de science-fiction mais c’était bien vu d’amener ça dans cette suite pour justifier une toute nouvelle aventure (sauf pour le côté recyclage à outrance comme je le disais). Ainsi on apprend que ces dimensions « paradoxales » sont néfastes pour notre propre réalité et que la société Spirius les combat depuis longtemps en les détruisant via des agents possédant le gène du « Chromatus », un pouvoir génétique originaire du grand esprit Chronos. Un « cadeau » des esprits pour l’Humanité dans le but de tester les Hommes en leur imposant un défi qui leur accorde un seul vœu une fois complété. La fin du jeu nous apprend que c’est en fait une idée d’Origin, l’esprit ultime, pour voir si les humains sont capables d’évoluer malgré le côté sombre qui habite leurs âmes et qu’Origin doit « nettoyer » perpétuellement dans le cycle de réincarnation. Une façon de voir si son sacrifice vaut toujours la peine, plutôt bien vu.

Bref, la petite Elle n’est évidemment autre que la clé de Kresnik, celle possédant le Chromatus le plus puissant et permettant de réussir le défi. Son pouvoir est ainsi transmis à Ludger tout au long du jeu et le but est de détruire les dimensions parallèles et récupérer les artefacts permettant d’atteindre Origin. J’ai particulièrement apprécié le côté dérangeant de la destruction des mondes parallèles qui sont peuplés eux aussi de personnes, ce qui revient à un massacre gigantesque. Pour une fois dans un Tales of les héros ont alors une véritable prise de conscience et se demandent de quel droit on peut assassiner ces gens au nom de notre monde… Ainsi on rencontre tout un tas de version alternatives de personnages connus et on doit les tuer malgré tout. Dommage que la réflexion ne soit pas plus poussée car à la fin ça devient une routine. Par exemple le cas de Millia alternative est très bien pensé car elle a échappé à la destruction de son monde mais doit faire face au fait qu’elle n’est pas la vraie Milla et finit par devoir être sacrifiée. Tragique.

Comme je le disais plus haut, on retrouve Rieze Maxia et Elympios qui doivent apprendre à vivre ensemble suite à la disparition du Schisme, la barrière qui séparait leurs monde. Cette partie de l’histoire traite de l’intolérance et du racisme entre ces deux peuples qui ne se comprennent pas car d’un côté il y a ceux qui savent communiquer avec les esprits pour réaliser des Artes magiques, et de l’autre des utilisateurs de technologie Spyrix qui tue les esprits pour fonctionner, rendant leur monde ravagé par la mort de la nature. On apprend plus tard qu’en fait cette séparation a eu lieu il y a très longtemps par la décision du seigneur des esprits, Maxwell, car il voulait « purger » l’Humanité de ses mauvais éléments en créant et isolant Rieze Maxia et en le peuplant uniquement des plus dignes. Bref, même si cet aspect du scénario est traité avec pas mal de clichés, ça reste intéressant de voir qu’il est toujours très difficile de réunifier deux peuples qui ont peu en commun.

Du côté du développement des Spyrites, la solution de Jude aux Spyrix, j’ai été un peu déçu par contre car la solution était toute bête : ne pas chercher à contrôler les esprits mais plutôt fonctionner avec eux comme les font les habitants de Rieze Maxia avec les Artes, il suffisait alors de copier le langage psychique des Artes et l’appliquer aux Spyrites.

Je n’avais aussi pas vu venir que Elle venait d’une réalité parallèle et que son père était en fait Ludger de ce monde secondaire. On finit par y revenir et apprendre que le Chromatus est un pouvoir à double tranchant et ainsi le Ludger alternatif voulait utiliser le vœu de l’Humanité auprès d’Origin pour repartir à zéro et recommencer sa vie avec Elle pour échapper à la mort de son Chromatus. Ce que doit alors affronter la petite Elle est moralement très dur et là aussi c’est surprenant pour un jeu Tales of.

De son côté, Bakur, le présent de Spirius, se trouve être le véritable méchant du jeu mais pour une fois ce n’est pas pour une raison débile comme dans la plupart des J-RPG. Il a vécu toute sa vie avec la connaissance de l’épreuve d’Origin qui est en fait un jeu cruel des esprits et une malédiction pour l’Humanité. Il a ainsi développé une véritable haine pour cette injustice et cette condescendance d’être qui se croient supérieurs, et en fondant Spirius il ne voulait que protéger les humains. A la fin du jeu il veut utiliser le vœu d’Origin pour pencher la balance et asservir les esprits, une solution beaucoup trop radicale mais qu’on peut comprendre si on se met à sa place.

Enfin il y a tout le côté sacrifice de Julius, le frère de Ludger, pour pouvoir atteindre Origin. J’ai personnellement refusé le sacrifice et ça a mené à un combat final contre tous les personnages de Xillia 1 pour avoir une fin cruelle où Ludger tue tout le monde pour mourir avec son frère. J’ai évidemment recommencé après pour compléter l’épreuve d’Origin et à la toute fin on nous propose un choix égoïste en voulant sauver Elle et pas le monde, mais j’ai choisi de rétablir l’équilibre du monde et de me sacrifier pour sauver Elle. Face à ce choix (qui est la vraie fin) Origin est alors convaincu du potentiel de l’Humanité et accepte de continuer la purification des âmes. On retrouve ensuite Elle plusieurs années plus tard, devenue une jeune femme et qui accomplis des missions mystérieuses et où Jude a résolu le problème des Spyrites. Une très jolie fin, beaucoup plus que l’autre où Elle meurt et Ludger termine président de Spirius et y rencontre sa future femme avec laquelle il concevra la Elle de ce monde.

Au final l’histoire de Xillia 2 est la meilleure de tous les Tales of que j’ai pu faire et j’en garderai un souvenir mémorable.

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2 réponses à “Tales of Xillia 2, opportuniste mais généreux

  1. Bravo pour la critique fleuve
    je suis toujours épaté de la verve que tu peux avoir lors de tes tests 🙂
    avec un bonus spécial « avis sur le scenar » fort intéressant

    J'aime

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