DanganRonpa 2, retournement de cerveau

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Je ne me suis jamais senti autant gâté par les développeurs japonais que ces temps-ci sur PS Vita. Parmi l’avalanche de titres tout droit venus du pays du soleil levant on a eu droit à une localisation de la petite pépite DanganRonpa découverte en première partie d’année. A peine quelques mois plus tard nous voilà déjà servis avec la suite directe et croyez-moi : ça a du bon d’être en retard !

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Je vais être très clair dès le début : cette suite part sur les mêmes bases que le premier épisode. Il s’agit toujours d’un jeu mêlant séquences d’enquêtes et de procès interactif sous fond de Visual Novel. Le but de ce second épisode est uniquement de prolonger l’histoire et elle ne s’en cache pas. De ce fait si vous ne connaissez pas l’origine de cette série je vous redirige vers mon article qui lui est consacré car faire cette suite sans avoir terminé le jeu précédent n’a pas vraiment pas d’intérêt, au contraire ce serait passer à côté de tout ce qui fait le sel du scénario. Pour les autres, voyons si ce second chapitre tient la barre après les événements mouvementés de la Hope’s Peak Academy !

danganronpa2(1)Aaaah, la Hope’s Peak Academy, c’est une fois encore là où tout commence… Ceux qui ont terminé le premier épisode savent déjà ce qu’elle représente vraiment… ou pas ! Elle recèle encore de nombreux secrets…

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Quand nos amis deviennent des ennemis

Tout commence de la même manière qu’auparavant : on incarne un jeune étudiant qui a été recruté par l’académie la plus élitiste du monde, mais lors de son premier jour il se fait enlever dans des conditions mystérieuses. Sauf que cette fois l’action ne prend pas place à l’intérieur même de l’école mais plutôt sur une île tropicale visiblement déserte mais avec tout un tas d’accommodations pour subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux de ses 15 autres camarades de classe eux aussi kidnappés. Les scénaristes s’amusent à manipuler les joueurs dès le début de l’aventure avec l’apparition de Monomi, le penchant rose-bonbon du diabolique Monokuma, qui invite les étudiants à [SPOILER : Mettez le texte en surbrillance : s’apprécier les uns les autres pour pouvoir quitter l’île, en leur interdisant formellement de s’entre-tuer, soit tout le contraire du premier volet !] Pas de panique car peu de temps après, notre ours sadique préféré refera son apparition et les règles de tuerie désormais bien connues se remettront en place pour déchaîner une nouvelle série de meurtres, prétextes aux enquêtes et procès tordus tous plus passionnants les uns que les autres.

danganronpa2(2)Et voici vos nouveaux camarades de classes ! Vous remarquerez peut-être l’une ou l’autre similitude avec le groupe précédent ?

danganronpa2(3)Voilà Monomi (nommée Usami avant que Monokuma ne la soumette). Qui est-ce réellement ? Quel est son but ? Vous saurez tout en temps et en heure !

danganronpa2(7)Voilà le lieu où tout va se jouer cette fois-ci ? Le rapport avec l’académie ? Vous ne découvrirez bien assez tôt.

danganronpa2(9)On est rapidement partagé entre effroi et incompréhension lors du retour en fanfare de Monokuma.

danganronpa2(10)Combien en restera-t-il à la fin cette fois-ci ? Les paris sont ouverts !

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Une attention sur les détails

Pour un jeu dont le principal intérêt est sa narration et son scénario, le fait de proposer les mêmes éléments de gameplay que l’épisode précédent n’est pas vraiment un problème. C’est ainsi qu’on retrouve le même rythme de jeu que les fans connaissent bien : scènes scénarisées, temps libre pour approfondir les liens entre les personnages (sans incidence sur le scénario, c’est juste pour mieux les connaître), meurtre avec enquête pour récolter tous les indices, et enfin la phase de procès. Et on répète ça tout au long de l’histoire. Je ne vais pas à nouveau expliquer comment tout ça se déroule puisque mon ancien article le fait déjà mais je vais plutôt m’attarder sur les quelques nouveautés, à commencer par la navigation qui a fort changé puisqu’on n’est plus enfermés dans un bâtiment. L’environnement est en fait divisé en 5 petites îles reliées entre elles (et qui se débloquent au fil des événements) et il est soit possible de se téléporter d’un endroit à un autre via la carte (quand c’est autorisé), soit de se déplacer à pied sur un plan en 2.5D à l’effet visuel particulier. Un petit changement qui rend les déplacements moins laborieux qu’avant.

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danganronpa2(4)Le déplacement 2D est amusant au début mais on passera vite fait à la téléportation via la carte !

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Où tout le monde peut être Sherlock

Mais l’essentiel des « nouveautés » se situe surtout dans les phases de procès car on y trouve une poignée de nouveaux mini-jeux plus ou moins agréables. Ajoutés à ceux qui existaient déjà, ils rendent ces phases plus variées à jouer et surtout plus haletantes car il y a beaucoup de règles à assimiler. A part ça il s’agit de la même chose que précédemment : on est toujours face à des phases de logique où il faut confronter des faits avec des observations qu’on a faites auparavant. Et même s’il y a bien un fil conducteur qui tire le joueur vers la résolution de l’affaire, il ne sera pas toujours facile de faire le lien entre plusieurs éléments. A vrai dire j’ai trouvé cette suite plus difficile car chaque petit détail et contradiction comptent mais ne stressez pas car le jeu reste très tolérant en cas d’erreur et il y a des Continue à l’infini, au pire votre score final sera moins élevé. En tout cas on peut dire que si l’innovation n’est pas le fort de cette suite, elle se rattrape largement avec les intrigues de chaque meurtre car je peux vous garantir que vous ne verrez que rarement venir les conclusions finales !

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danganronpa2(28)Les séquences d’enquêtes sont primordiales pour rassembler toutes les pièces du puzzle. Il est probable que vous ne comprendrez pas le mystère directement mais tout deviendra clair lors du procès.

danganronpa2(18)Les fameuses Truth Bullets refont leur apparition. Lors des procès n’hésitez pas à aller relire leur description car elles sont toutes vitales à la résolution des énigmes.

danganronpa2(19)Le coeur des procès est bien de retour avec les réfutations (ou les confirmations) où il faut tirer la bonne Truth Bullet sur la bonne déclaration pour pouvoir avancer. Pas toujours évident sachant que parfois il faut se servir des phrases des autres.

danganronpa2(20)Une des nouveautés est la confrontation. C’est un peu le même principe que les Truth Bullets mais cette fois il s’agit surtout de détruire les déclarations de l’opposant et lui porter le coup fatal avec la bonne contradiction.

danganronpa2(22)Le mini-jeu où il faut deviner un mot ou une phrase est très oppressant, il ne faut pas hésiter à ralentir le temps avec le Focus pour avoir le temps de bien dégager les lettres superflues.

danganronpa2(29)Voici le Logic Dive, un mini-jeu franchement peu intéressant en soit car c’est du surf virtuel très simpliste mais ça apporte un petit coup de dynamisme en plein procès.

danganronpa2(21)Ce moment de stress lorsqu’on vous demande de choisir un coupable ! Chaque erreur vous coûtera de la vie pour au final mener à un Game Over, mais vu qu’il est possible de recommencer la séquence ça revient surtout à sélectionner par élimination si on n’a aucune idée.

danganronpa2(23)Chaque fin de procès consiste en un petit manga récapitulatif et où il faut replacer les bons éléments du puzzle.

danganronpa2(24)Les perfectionnistes referont les procès une seconde fois pour obtenir la note maximale. Mais hélas le jeu n’est pas passionnant à recommencer.

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Mind Fuck ²

Je ne vais ainsi pas prolonger le suspens plus longtemps : oui le scénario est à la hauteur. Il est même supérieur à celui du premier épisode qui faisait pourtant déjà très fort. Les nouveaux étudiants sont tout aussi intéressants que les anciens, avec leurs clichés certes mais surtout leurs caractères bien trempés et cachant pas mal de secrets. L’attachement à ces héros qui subissent les événements tragiques fait partie intégrante de la puissance de l’histoire, et je dis bien puissance car il y a une véritable montée graduelle du suspens jusqu’à une apothéose complètement craquée. C’est ainsi qu’on nous laisse volontairement dans le flou une grande partie du jeu et on ne nous donne que quelques éléments-clés qui n’amènent que plus de questions, mais n’ayez crainte car tous les mystères trouveront une réponse claire dans le chapitre final et même si la conclusion ultime est un poil convenue je retiendrai surtout cette avalanche de révélations et de twists qu’on nous balance littéralement à la figure non-stop avant de tout bien expliquer « au calme » lors d’un procès final d’anthologie. D’ailleurs même si on est dans une histoire typiquement à la japonaise avec quelques excentricités tirées par les cheveux, je dois féliciter la cohérence de l’intrigue qui pose des questions qui semblent impossibles à résoudre mais qui retombe toujours sur ses pieds avec des réponses logiques et ne laisse pas de place aux approximations style « oh bah ça on ne va pas vous l’expliquer, on va vous laisser imaginer votre propre solution car on a la flemme et on ne trouve pas comment recoller les bouts du bordel qu’on a créé ». En résumé, DanganRonpa est donc avant tout un puzzle géant délicieusement tordu dont on vous donne toutes les pièces en vous aidant à le reconstituer.

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danganronpa2(6)Les nouveaux étudiants n’ont rien à envier aux anciens. Chacun d’entre eux aura bien sûr son don ultime qui justifie sa présence. Tous, vraiment ?

danganronpa2(30)Qu’arrivera-t-il au bout du compte à rebours de l’île ? Vous n’êtes pas près de le deviner…

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Posez vos congés

Voilà que j’ai fait le tour du sujet. Bon je dois mentionner l’espèce de petit Tamagotchi qui grandit en fonction du nombre de pas qu’on a au compteur (et qui incite à ne pas utiliser la téléportation) et les cadeaux qu’on lui offre ou pas mais je n’ai pas compris son utilité, s’il en a seulement une… Il y a aussi l’apparition de niveaux qui montent au fur et à mesure des dialogues et, encore, du nombre de pas. Idem, je ne vois pas vraiment la pertinence d’un tel système mais soit. Quoiqu’il en soit, la durée de vie est incroyablement élevée de base et il m’est difficile de l’estimer mais on parle d’une longévité équivalente à un J-RPG. SI vous trouviez le premier épisode long, celui-ci est donc beaucoup plus long. C’est autant un défaut qu’une qualité à vrai dire car ça va faire rater une histoire de qualité à ceux qui n’ont pas des dizaines d’heures à consacrer à ces deux jeux, mais d’un autre côté c’était nécessaire pour vraiment s’impliquer dans l’intrigue et s’attacher aux personnages. Soyez en tout cas sûrs que l’investissement en temps en vaut la peine. Et comme si ça ne suffisait pas il y a un mode bonus où on incarne Monomi dans ses combats contre les Monobeasts, puis un autre mode qui se débloque une fois le jeu terminé et qui est similaire au mode infini du premier épisode avec un scénario alternatif où tout se passe bien et où on assiste à des petites histoires pour chaque personnage. Enfin, on finit aussi par obtenir carrément un Visual Novel intitulé « DanganRonpa IF » et qui propose une version alternative du scénario du premier opus. Impossible donc de critiquer le jeu sur sa générosité.

danganronpa2(13)Le tamagotchi prend différentes formes selon sa jauge d’espoir ou de désespoir (en gros si on nettoie sa salle ou non). Ca ne sert vraiment à rien à part recevoir des pièces lors de sa transformation finale.

danganronpa2(11)Les Monobeasts, c’est ça !

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danganronpa2(12)Développer les relations avec les personnages ne fait pas évoluer la trame principale mais permet de s’attacher davantage à eux.

danganronpa2(25)Il y a 25 mini-Monokumas à trouver sur l’île, ouvrez bien vos yeux !

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Une façade à revoir

En contrepartie je regrette que les principaux défauts du premier opus soient toujours présents, à commencer par les graphismes toujours hérités de la version originale sur PSP (et qui était déjà bof sur ce support), même si je dois tempérer mes propos car malgré ça la magie opère et les petits artworks de personnages paraissent vivants grâce aux efforts de mise en scène, tandis que le style visuel est toujours aussi original. Je ne suis pas non plus enchanté de retrouver ce système de cadeaux à collectionner avec les pièces de monnaie à mettre dans le distributeur aléatoire car c’est toujours aussi long (quoique légèrement plus rapide qu’avant) et inutile, mieux vaut se contenter d’en acquérir quelques-uns pour approfondir les relations avec les autres personnages et basta. Et puis il y a toujours ces musiques emblématiques (le thème de Monokuma !) mais très répétitives sur la longueur et certaines sont immondes voire ridicules, lesquelles sont heureusement compensées par un doublage de qualité et, fait assez rare pour être souligné, proposé en anglais OU japonais (mais uniquement sous-titré en anglais) ! Ceci dit il est dommage qu’une fois encore 50% des dialogues ne soient pas doublés, mais au moins les procès le sont entièrement.

danganronpa2(32)Pfff, ces histoires d’objets à collectionner me fatiguent toujours autant. En gros, plus on met de pièces plus on a de chances d’obtenir un cadeau unique. Super.

danganronpa2(26)Heureusement, les dessins sont une fois encore très réussis, n’est-ce pas … ? Et encore, il y a quelques illustrations plus perverses !

danganronpa2(15)Il faut admettre que graphiquement c’est plus de la PSP que de la Vita mais le style original rend toujours aussi bien malgré tout.

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danganronpa2(16)Il y a de nombreux artworks qui illustrent des moments-clés du jeu. J’aurais aimé en voir plus encore ceci dit.

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En conclusion c’est très simple : si vous avez accroché à DanganRonpa premier du nom alors vous allez adorer cette suite et je dirais même qu’elle est tout simplement obligatoire car c’est une vraie continuation de l’histoire et elle répond aux mystères laissés auparavant en attente pour justifier ce second opus. Il faut voir ces deux jeux comme une seule et même (très longue) histoire cohérente et de ce fait le gameplay quasiment similaire n’est pas un problème. Quel plaisir en tout cas de me laisser porter par cette intrigue à la japonaise d’une telle qualité. J’espère que DanganRonpa deviendra une franchise car je serais client d’une suite même s’ils ne changent pas le principe, c’est dire à quel point le scénario fait des miracles.

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Source des screenshots : Réalisés moi-même sur ma PS Vita

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Mon avis sur le scénario :

[SPOILER – Mettez le texte en surbrillance]

Toute la question qu’on se pose dès le début de l’aventure est : qu’est-ce que cette île ? Après s’être échappé de la Hope’s Peak Academy dans DanganRonpa 1 on abandonnait nos 6 rescapés qui découvraient un monde extérieur en ruine, rongé par le désespoir qui a mené à des guerres civiles horribles à travers le monde. Du coup se retrouver avec 16 nouveaux étudiants sur une île paradisiaque avec Monokuma aux commandes alors qu’on avait tué « Ultimate Despair », alias Junko, qui l’incarnait n’avait aucun sens. Et les scénaristes jouent un peu avec les nerfs des joueurs avec de faux indices et des clins d’œil à foison qui font qu’on sent définitivement le lien avec la première histoire mais tout semble n’avoir aucun rapport. C’était très bien joué, excepté l’embrouille avec Ultimate Impostor qui amène plein de questions sur la présence de Byakuya alors que c’était surtout du vent.

Au niveau des procès, je les ai tous adoré et c’est surtout celui du chapitre 5, où Nagito est tué, qui m’a frappé de par sa qualité. Avoir non seulement orchestré son suicide pour forcer le dévoilement du traître mais aussi tuer les survivants en le menant en bateau et en les forçant à devenir les meurtriers aléatoires à leur insu était un coup de génie scénaristique. D’ailleurs le personnage de Nagito est certainement le plus intéressant du lot même si sa folie a tendance à agacer de temps en temps quand il se borne avec ses histoires de Ultimate Hope… En parlant du traître, je n’avais bien sûr pas vu venir que c’était Chiaki mais j’étais un peu déçu de la façon dont elle a été expédiée après la révélation de son identité. Par contre je n’avais pas compris tout de suite qu’elle était une simple IA et non un membre de l’organisation.

Les révélations qui pleuvent lors du chapitre final étaient absolument succulentes. Le fait que les 15 étudiants qu’on a côtoyés dans cette suite étaient les fameux Ultimate Despairs responsables de la Tragédie a été une révélation complètement inattendue. Bon, dès le début de ce chapitre on voit venir gros comme une maison que l’île est un monde virtuel (d’ailleurs le héros le comprend tout naturellement sans trop être choqué), par contre quel incroyable twist scénaristique quand on apprend que ce sont les héros du premier épisodes qui ont orchestré tout ça pour sauver ces nouveaux étudiants de leur statut d’Ultimate Despairs en effaçant leur mémoire et en les plongeant dans cette réalité virtuelle afin de restaurer leur personnalité d’avant leur rencontre avec Junko qui les a fait devenir des monstres (ce passage où Makoto décrit ce qu’ils ont fait en devenant les sous-fifres de Junko, en se mutilant et en massacrant leurs proches par exemple, est particulièrement dérangeant), sauf que l’IA de Junko a piraté ce programme pour tenter de les manipuler et faire d’une pierre deux coups en piégeant les anciens héros de la Future Fondation et en se réincarnant dans le corps des morts. Tordu, certes, mais passionnant.

Enfin, apprendre que Hajime faisait bien partie des étudiants de réserve mais est devenu l’Ultimate Hope (qui a pété un câble et qui a été à l’origine du premier massacre) suite à des expérimentations de la Hope’s Peak Academy était peut-être un peu trop tiré par les cheveux et sortait de nulle part mais contribue à ce viol de cerveau général. Dommage d’avoir instauré un retournement de situation pareil pour finalement conclure sur une happy ending trop facile à mon goût où l’esprit de l’IA Chiaki vient en aide à Hajime et ses potes pour surpasser l’IA Junko et revenir dans le monde réel en gardant leurs souvenirs de l’aventure afin de pouvoir travailler à faire revivre leurs camarades morts dans la simulation. On nous laisse ainsi avec les anciens héros qui quittent leur repaire pour continuer à restaurer le monde en laissant la bande d’Hajime se débrouiller entre eux. J’aurais espéré mieux mais j’ai été tellement enthousiasmé par ce procès final que je pardonne volontiers cette conclusion facile.

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