Grand Theft Auto IV, à la bourre mais satisfait

gta4(titre)

Impressions un peu différentes que d’habitude avec un compte-rendu jour après jour. Attention aux spoilers !

Jour 1
Petite soirée aujourd’hui mais ça a été l’heure de l’expérimentation graphique avec le fameux Grand Theft Auto IV. Je n’avais en effet jamais terminé le jeu sur PS3 car le fait que le jeu ramait sans cesse m’avait rapidement énervé. Du coup j’étais passé à côté de la seconde moitié du jeu et de ses add on. Grâce à Steam et sa vente de tous les GTA à prix cassés en pack, ça faisait un moment que j’attendais un peu de calme dans mes jeux à finir pour m’y replonger sur PC et avec un mod graphique en prime pour vraiment remettre le jeu au goût du jour. Après quelques bidouilles, j’ai finalement réussi à appliquer ce patch non officiel et effectivement c’est plutôt joli sans être incroyablement réaliste comme disent les critiques sur le web (faut vraiment que les gens se calment sur les impressions). J’ai pu voir sans le patch et c’est effectivement un gros changement, et ça ne rame pas vraiment à part quelques saccades quand on roule trop vite mais c’est le moteur du jeu mal foutu sur PC qui en est la cause.
Soit, me voilà replongé dans ce jeu avec la ferme intention de le finir cette fois, ainsi que ses deux add-on ! Y a du boulot ! J’en suis arrivé à la mission juste après le RDV avec Michelle, la première petite amie du jeu.

 

Jour 2
J’avance pas mal mais il me tarde d’arriver à la mission où je m’étais arrêté sur PS3 histoire de découvrir de nouvelles choses. C’est amusant de constater que j’adhère beaucoup plus au scénario et aux détails amusants qu’il y a 5 ans. Mais niveau gameplay ça reste difficile de s’y faire après un Sleeping Dogs très jouissif… Qu’importe, je m’entête à vouloir terminer ce jeu et ses add-on car le 5ème opus arrive à grands pas et il serait temps que je termine un GTA pour de bon, chose que je n’ai plus faite depuis GTA Vice City…

 

Jour 3
Je suis arrivé au moment où on est pourchassé par les russes en colères après avoir tué Michaël et Dimitri, et on doit s’exiler dans une autre partie de la ville avec le frère Roman. Rien de bien neuf au soleil, j’avais déjà fais tout ça sur PS3 et je n’ai pas encore rattrapé le retard, mais je compte bien profiter du jeu à mon aise avant d’attaquer les add on. Ce n’est pas comme si j’avais beaucoup de gros jeux en attente désormais, et ceux que je veux sont encore vendus trop chers pour être achetés.

 

 

Jour 4
Quelques heures de plus au compteur , j’approche tout doucement du moment où je m’étais arrêté sur PS3, ça va enfin devenir intéressant. Là je rush quand même pas mal : j’utilise les taxis au maximum pour écourter les trajets et je laisse la gestion des amitiés à plus tard même si j’accepte tous les RDV quand un contact m’appelle pour ne pas perdre de points, tout ça dans le but d’obtenir le succès lié à ça.

 

Jour 5
Je suis enfin arrivé au moment où j’avais laissé tomber sur PS3 (40% de progression générale tout de même). Ça valait le coup car effectivement les missions en deviennent plus intéressantes, mention spéciale au cambriolage de la banque qui tourne au désastre : on se retrouve à devoir se frayer violemment un chemin à travers les vagues de flics, puis la poursuite continue dans le métro, sur les rails même, avant de foutre le camp en bagnole à la sortie d’une station.
Je dois dire que les missions sont de plus en plus variées et ça fait plaisir, il faut juste savoir zapper les trajets en bagnoles très chiants quand on connaît la ville, et pour ça rien de tel que les taxis : rapides et pas cher, mêmes gratuits lorsqu’on fait appel à Roman. Le jeu devient vraiment plaisant, ça aurait effectivement dommage que je ne m’y remette pas. Du coup ça me confirme que je ne ferai pas GTA5 sur consoles ; j’attendrai bien sagement une version PC quitte à devoir attendre quelques années.

 

Jour 6
Ca avance bien plus vite que prévu, et les missions restent intéressantes, bien plus qu’au début. J’ai particulièrement trippé sur la mission de poursuite des motards, qui passent par les tunnels des métros de la ville. C’est dans ce genre de situation qu’on se rend compte de la richesse du jeu. J’ai également bien aimé la mission de poursuite en hélicoptère, où on doit bien se stabiliser pour permettre au passager de bien tirer sa roquette pour détruire l’ennemi. C’était intense ! Le reste des missions valait également le coup, avec beaucoup de fusillades. Finalement il n’y a que les missions de filature que je n’aime vraiment pas, car c’est juste chiant.
Je dois avouer que je ne profite pas à 100% du jeu, car effectivement c’est très riche et bourré d’activités annexes, de choses amusantes à observer, et de choses étonnantes à expérimenter. Mais la vieillesse du jeu et le côté un peu repompé des open world fait que je n’ai plus l’envie de flâner car l’effet de surprise n’est pas exactement le même qu’à sa sortie. Et je sais qu’il y a encore deux add-on qui m’attendent donc j’aurai encore l’occasion d’explorer d’autres choses.
Je pense bientôt terminer le jeu, je dois être assez proche de la fin et malheureusement le scénario ne décolle pas. Ok c’est une très belle critique de notre société, ok c’est bien trouvé, ok le jeu d’acteurs est pas mal, mais les enjeux sont nuls. Il n’y a pas d’implication : on enchaîne les missions et on enchaîne les personnages, et c’est tout. Je ne me souviendrai d’aucun des personnages annexes et à mon avis la fin risque d’être bien plate contrairement à un Red Dead Redemption. Enfin j’ai échappé aux spoilers jusqu’ici donc la surprise reste entière et je laisse un bémol à ce premier avis car je pourrais bien être étonné. Ou pas.

 

Jour 7
Ca commence à tirer en longueur très franchement. Contrairement à mon article précédent les missions de ce soir ont été vachement répétitives et parfois abusives. Mention spéciale à ces missions où il ne faut PAS tuer les cibles qu’on poursuit, non, il faut attendre en fait qu’ils s’arrêtent avant de les buter. Super logique. Très logique aussi concernant le cas inverse où il faut buter une cible qu’on poursuit mais elle est invincible jusqu’à ce qu’elle s’arrête. Et bien sûr quelques fois la cible ne s’arrête jamais mais ne devient tuable qu’après un certain temps… Ca c’est très agaçant, encore plus quand il faut se taper 10 minutes de trajets pour recommencer la mission. Pour ça, Sleeping Dogs était bien mieux conçu avec ses checkpoints qui évitent la frustration typique de ce genre d’Open World…
Je rage un peu mais je n’arrive toujours pas à la fin et ça traîne, ça devient trop répétitif à mon goût. J’imagine que c’est à cause de ça que très peu de gens finissent les GTA, mais j’en ferai partie !
Et l’intrigue ne sauve malheureusement rien, entre des missions avec un gay extrêmement typique, tellement cliché que ça en devient gerbant, et des missions de carnage, bof bof… Même la mission de l’enterrement du flic corrompu (que j’ai butté d’ailleurs, je devais faire un choix et c’était très clairement lui qui méritait la balle de mon sniper) qui dégénère en bain de sang est assez naze, surtout après la même mission dans Sleeping Dogs mille fois plus intense et dramatique. C’est vraiment ça qui manque dans GTA4 : le drame. Il se passe une tonne de choses mais c’est toujours tourné en dérision, en humour. Ca casse totalement l’immersion et ça déresponsabilise complètement des atrocités qu’on fait (meurtres, kidnapping). D’ailleurs même ce bon vieux Nico Bellic, que je trouvais torturé et attachant en début du jeu, devient un peu pathétique tellement il suit les ordres comme un chien et semble être un type extrêmement cruel mais un peu gentillet-bêta à la fois. Ca ne colle pas. GTA4 manque de crédibilité. Je ne suis pas en train de dire que le jeu doit être censuré, mais de la violence gratuite comme ça sans histoire pour justifier tout ça moi ça me parle pas des masses en fait. J’espère vraiment une conclusion digne de ce nom mais ça pue le fail…

 

Jour 8
Ça y est, j’ai terminé Grand Theft Auto 4 ! Ça m’aura pris environ 20 heures de jeu, ce qui m’a d’ailleurs permis de débloquer le succès nécessitant de finir les missions scénarisées en moins de 30h.
Bon, ça fait plusieurs jours que je fais un peu le tour du jeu, entre ses qualités et ses défauts donc je ne vais pas revenir dessus. Je vais plutôt parler de la fin qui, comme prévu, hélas, ne casse pas des briques. Ça commence par la rencontre tant attendue avec l’homme que Nico cherche depuis le début du jeu, le traitre qui a fait tuer toute la troupe de Nico lorsqu’il était à l’armée. On retrouve donc le bonhomme, littéralement largué aux pieds de Nico par ses contacts dont il a durement gagné les faveurs au fil des missions. Surprise, le type en question n’est plus qu’une épave doublé d’un junkie, et il avoue ses crimes. J’ai bien aimé cette scène car quand il explique avoir fait tuer tous ses camarades pour gagner 1000$ et que Nico s’esclaffe en lui disant qu’il n’a fait tout ça pour si peu, il lui répond d’un ton ironique : « Et toi, pour combien tu tues ? ». Silence pesant. Nico réalise enfin ses crimes et sa descente en enfer. C’est simple et bien écrit, ça j’aime. Après on a le choix : le tuer ou partir. J’ai choisi de partir et laisser le misérable face à sa vie pitoyable. Une mission sans aucun gameplay mais scénaristique forte.
On croit que le jeu est fini mais que neni ! Après ça, on apprend qu’un autre traître, Dimitri, nous propose un gros deal pour effacer la rancune et travailler pour lui. Nouveau choix moral : accepter et gagner le gros lot, ou le tuer et ne plus prendre le risque de se faire doubler à nouveau. J’ai bien sûr choisi de le tuer car avec une ordure pareille dans les parages il sera à jamais impossible d’être en sécurité. La mission est essentiellement basée sur du shoot en quantité, on doit bien buter une centaine de russes sur un bateau – celui du début du jeu. On atteint finalement Dimitri et voilà que ça fait une ordure de moins.
Ensuite vient la mission du mariage du cousin Roman. Nico décide d’en finir avec sa vie de truand et veut se consacrer à son bonheur avec Kate, la soeur d’un des malfrats (j’ai oublié les noms). Malheureusement au mariage débarque son précédent employeur fou de rage que Nico décide d’arrêter ses services et bute Kate en ratant Nico. S’ensuit alors une filature (chiante…), une phase de shoot dans un hangar à la poursuite du meurtrier, puis une course en motocross sur la côté pour garder en vue le bateau en fuite, puis on saute pour attraper l’hélicoptère de Roman et Jacob en plein vol, pour continuer la poursuite jusqu’à la statue de la liberté, où enfin on achève le méchant de service. En gros, le bordel mais une mission assez sympa dans les faits. Et c’est tout. Pas d’épilogue, pas de morale, rien, Nico va continuer sa vie en compagnie de Roman et on imagine qu’il continuera d’être un truand. Une fin courte et peu satisfaisante, comme souvent…

 

 

Voilà donc la fin de GTA4, un très bon jeu tout de même quoiqu’un peu trop long au niveau de l’histoire je trouve. Il n’y avait pas besoin de ça vu la richesse du jeu, même si je n’en ai qu’effleuré la surface. Ça ne m’intéressait pas trop de faire toutes les tâches annexes même si j’en ai fait quelques-unes. Si j’avais eu ce jeu étant adolescent ça m’aurait sûrement enchanté mais je n’ai plus le temps et encore trop de jeux à faire pour avoir ce luxe. Bref, c’est un grand jeu malgré tout et je ne regrette pas le voyage, si bien que je vais prochainement me lancer dans ses add-on pour continuer le trip !

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